A l’origine, la loi du 31 décembre 1987 avait créé cinq cours administratives d’appel (Bordeaux, Lyon, Nancy, Nantes et Paris), qui ont été mises en place à compter du 1er janvier 1989. La loi de programme pour la justice du 6 janvier 1995 a prévu, afin d’opérer un rééquilibrage géographique et statistique de l’activité des cours, la création de deux nouvelles cours respectivement à Marseille et à Douai. Après la création au 1er septembre 1997 de la cour de Marseille, celle de la cour administrative d’appel de Douai est intervenue au 1er septembre 1999. Depuis une huitième cour administrative d’appel a été créée à Versailles. La cour est compétente pour statuer en appel sur les jugements des tribunaux administratifs de Rouen (antérieurement inclus dans le ressort de la cour administrative d’appel de Nantes), de Lille et d’Amiens (antérieurement inclus dans le ressort de la cour administrative d’appel de Nancy). Dotée lors de son ouverture de deux chambres, elle en comporte une troisième depuis le 1er septembre 2000.
La cour est installée dans l’Hôtel d’Aoust construit au début du XVIIIème siècle et jadis résidence d’hiver de la famille du même nom. La façade de ce bâtiment, de style Louis XV, donne un bel exemple de l’architecture dite “Rocaille” et constitue l’un des fleurons du patrimoine architectural douaisien. Confisqué à la Révolution et vendu comme bien national, l’Hôtel d’Aoust fut acquis après la dernière guerre par les Houillères nationales et constitua le siège des Houillères du Nord jusqu’à leur disparition. Acquis par la ville de Douai avant d’être rétrocédé au Conseil d’État, l’Hôtel d’Aoust a fait l’objet d’une restauration de sa façade financée par la ville de Douai, l’État et le conseil régional et d’une rénovation des parties intérieures dont l’état d’origine avait pour l’essentiel disparu. Il est partiellement inscrit à l’inventaire des monuments historiques (portail d’entrée, vantaux compris, mur de clôture sur rue, cour d’honneur, façades et toitures des bâtiments bordant la cour d’honneur).